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équipage féminin sur A35
équipage féminin sur A35

 Pris en flag notre équipage féminin en pleine action sur la ligne départ le 1er octobre dernier lors des Voiles de Saint Tropez…

Notre initiative a reçu le soutien de la DRJS PACA dans le cadre du concours régional femmes et sport : http://provencealpes.franceolympique.com/art.php?id=18666

 Extrait de VarEntreprise n°21, juillet-août 2008

Caroline Petit, du Domaine du Rayol Canadel, et ses 7 amies ont  déjà participé en 2007 et ont gagné «le Trophéminin». Volonté de repartir donc, sur un A 35. Une équipe bien entraînée, qui navigue et régate régulièrement sur les côtes varoises et marseillaises, avec passion, quelque soit le temps.

L’équipage en 2007 était composé de : Caroline Petit (barreuse et skipper) membre de la SNST. Championne du monde de planche à voile en 1977, Claude Forest (tactique et grand voile) maîtrise les plans d’eau et les adversaires… Isabelle Martin (n°2) et Gisèle Estève (piano 1), membres de la SNST, régatent hiver comme été dans le golfe de Saint-Tropez. Hélène Muralis (piano 2) participe chaque année au Challenge d’hiver sur Surprise à Marseille. Anne Druge, Lou Le Gallilot (réglage spi et génois) et Elsa Vachez (n°1) sont des habituées de la régate qu’elles affectionnent et pratiquent en tout temps.

Un trophéminin bien mérité!

 un trophéminin bien mérité!

1 Affiner mes compétences d’enseignant cet été en encadrant en Méditerranée en sorties à la journée, sur support habitable et sur zodiac

2 Continuer à pratiquer et multiplier les supports (dont planche à voile), régater.

3 Moyen terme : concilier vie à terre et vie en mer : poursuivre l’encadrement (en vacations cet hiver) et organisation administrative, aide sur les événements, vie du club, services associés à la mer.

2 mois déjà… 60 jours de vie étudiante à l’ENVSN, des heures de nav en A35, Class8, laser radial, Class8, 7.50, Class 8… Ca y est, on est dedans, dans le rythme intensif de l’ENV et dans le doux cocon de Quiberon, sur les rails d’un emploi du temps concentré, nos pieds sous la table à midi, devant les devoirs le soir, nos pensées dans les réglages de halle bas… Il paraîtrait qu’un nouveau président a été élu aux US et que notre Douce France à la vie dure en ce moment…  

DRRRIIING ! Nouvelle échéance, et nouvelle page blog sur la vie de mes envies pro!

La commande: ????? «Préciser les questions que vous vous posez et les problèmes qu’il vous semble nécessaire de résoudre pour que vos « envies prennent vie » ?????

euh… alors… comment dire…interrogation  

1 un questionnement professionnel confronté à la conjoncture actuelle

Choisir le secteur de la voile en période de crise…
Que faire pour que le métier de moniteur de voile ne soit pas un art de survivre?      

2 un questionnement professionnel lié à des envies personnelles

Choisir un métier passion est déjà un moyen de concilier envies pro et envies perso…Que mettre en place pour concilier toutes mes autres envies et ce choix? 

3 un questionnement professionnel en évolution perpétuelle 

Obtenir un Brevet d’Etat de voile, c’est aussi acquérir de nouvelles compétences… Comment continuer à les développer en travaillant et faire évoluer mon emploi?      

Poser des questions, oui, trouver des éléments de réponse c’est plus compliqué… Heureusement que des professionnels sont là pour nous aider dans notre (en)quête…

Comment a évolué mon envie professionnelle tout au long de l’année ?

 Quelques réponses dans ce blog ; le questionnement reste toujours ouvert

Ce qui m’a le plus surpris dans tous ces échanges est le fait que le plus gros de l’apprentissage se fait lors de son travail, quand se posent de nouveaux problèmes. Les discussions que j’avais eues avant sur le sujet, principalement avec de futurs diplômés, étaient plus axées vers l’acquisition de nouvelles connaissances et de diplômes par des formations. J’estime maintenant qu’il faut un temps pour digérer cette formation et je remets d’éventuels compléments à plus tard.

Comment a évolué mon envie professionnelle tout au long de l’année ?

J’ai pu mieux connaître les différentes facettes de l’encadrement et faire des choix/priorités entre mes  préférences professionnelles et la réalité du métier :

1         Encadrer la voile scolaire

Intérêt : Au delà de l’objectif d’apprentissage technique du support, il y a l’enjeu de l’éducation au sens large. La voile est une des rares activités à matériel axée sur la compréhension de son milieu et des autres usagers. Au travers de ce sport, on peut aborder de nombreux sujets comme le respect de la nature, l’apprentissage de la responsabilité, la citoyenneté, le respect d’autrui, l’orientation, la liaison paysage-carte, la culture spécifique liée à l’activité… Ces apports se construisent par une compréhension de l’enfant/adulte et de son milieu, cela a d’autant plus d’impact pour ce dernier qu’il ne s’agit pas d’une leçon apprise, admise, mais d’une réflexion qu’il peut mener et d’une opinion qu’il peut se forger au travers du projet de navigation. La voile est, je pense, un formidable outil d’éducation/ pour tous les âges.

Limites : Ma liberté d’enseigner sera limitée par les impératifs du professeur. L’encadrement sur support est impossible.

Interrogation : Quelle marge de manœuvre pourrais-je avoir dans le respect du projet pédagogique de l’enseignant ?

2           Encadrer des classes de mer

Intérêt : Développer une approche globale sur la découverte du milieu marin et maritime. L’encadrement sur bateau collectif est fréquent.

Limites : Malheureusement mes connaissances en biologie marine et culture maritime sont incomplètes. Je préfère pour l’instant consacrer mon temps et mon énergie à l’apprentissage technique de la voile.

Interrogation : Serait-il possible de travailler en binôme avec un(e) éducateur(rice) en milieu marin en tant que Brevet d’Etat Voile? Ainsi je pourrais apprendre somme de connaissances pour plus tard, pouvoir encadrer ce type d’activité.

3           L’entraînement sportif de compétition

Intérêt : Transformer mon plaisir de régater en compétences d’entraîneur. Encadrer sur support est, je pense, envisageable, à condition de prévoir des mises en place adaptées, et qu’il y ait un intérêt pour les coureurs.

Limites : Ne pas me sentir suffisamment fort techniquement.

4           L’organisation d’événements sportifs

Intérêt : développer des savoir-faire complémentaires à la gestion de bases nautiques, la gestion de projets pour des évènements importants. Le développement relationnel y est fort.

Limites : Il n’y a plus de dimension pédagogique dans ce projet.

5           Gestion de club

Intérêt : M’intégrer dans le tissu local d’une région, être acteur de ma région.

Limites : Je n’ai pas envie de m’occuper en majeure partie de gestion administrative et ne plus enseigner et pratiquer.

6           Enseigner sous d’autres latitudes

Interrogation : Est-ce véritablement le meilleur moyen de s’épanouir personnellement, au niveau familial ?

Intérêt : Pouvoir voyager et rencontrer d’autres plans d’eau. Exercer mon métier en anglais.

Limites : Je ne voudrais pas me limiter à faire de l’animation pour touristes. Et ce genre de missions à l’étranger est peu compatible avec une vie de couple.

Limites de l’enquête :

Cette enquête a été réalisée par interview en direct ou par mail.

Certaines questions n’ont pas eu de réponse, soit que la personne ne connaissait pas la réponse, soit que la question lui semblait trop personnelle.

Les personnes enquêtées par mail ont été plus laconiques (manque de temps, pas d’espace à la discussion) . Les interviews sont donc plus ou moins complètes.

Plutôt que copier/coller les interviews, je choisis de présenter quelques extraits de réponses selon le thème abordé, répartis sous form d’article.

Comment faire évoluer sa fonction ?

Tous les 5 ont su faire évoluer leur poste et leurs missions :

Julien et Alain et David ont choisi une évolution en interne, au sein de la même structure pour Julien et David, au sein du secteur associatif pour Alain: de moniteur, ils sont devenus formateurs.

Guy a fait évoluer ses missions au sein du même secteur d’activité, le nautisme : gestionnaire d’un shipschandler et propriétaire d’un bateau, il a en suite exercé comme skipper avant de devenir chef de base pour des agences de location.

 Seul Loic a changé de secteur d’activité (passant de l’agroalimentaire au nautisme) et fait le pari des compétences marketing et communication transférables ; un pari réussi.

Evolution du secteur/de la demande 

Face à la conjoncture actuelle  (remarques de Guy, David, Julien)

1Un constat fait est que l’accent est mis sur l’aspect rêve et médiatique de la voile (Vendée Globe par exemple) ; la voile de compétition pure attire moins. Parallèlement, on voit aussi une tendance à l’élitisme : l’accès à la pratique est de moins en moins populaire au profit du financement de grosses opérations (idem le Vendée Globe).

2Par ailleurs la moyenne d’âge des propriétaires vieillit, le nombre de pratiquants adhérents des clubs est en baisse; d’où l’importance de motiver les jeunes à naviguer.

 3Contrairement aux constructeurs, tous précisent aussi que les demandes de location et les inscriptions aux stages ne subissent pas la crise pour le moment ; Guy explique cela par un effet dérivé des acheteurs potentiels qui préfèrent rester loueurs pour l’instant: les futurs propriétaires préfèrent cette année encore une croisière avec skipper à un achat immédiat.

Quelques niches sont identifiées :

*service public + mécénat (David, PenduickII)

Face à des « bateaux de plus en plus grands pour des navigations de plus en plus courtes »

*Prises en main, formation à l’autonomie des futurs propriétaires de bateau (Julien)

*« Bosco » : accueil et services aux plaisanciers  au port. L’expérience de David à port Haligen 

 Les plaisanciers outre les régates proposées pr les clubs, ont besoin d’expérience hauturière. Face à ce besoin identifié, David a proposé  des “cours d’information et non de formation à la navigation hauturière» aux membres de l’association des plaisanciers de Port Haligen.

Une double compétence semble nécessaire ; chacun en a développé une et semble se fonder dessus pour asseoir son activité principale et sa légitimité dans le secteur.

1encadrement/formation : Alain et Julien forment les AMV et (prochainement pour Julien) BPJEPS en lien avec FFV

2encadrement et location de voilier, conseil aux propriétaires (prise en main) – Julien

3Guy et David : skipper + connaissance technique (entretien méca/plastique)

4Loic : marketing+communication

Compétence en entretien/maintenance semble la plus utile et la plus largement répandue : elle est visible : « ils te voient travailler », elle concerne tous les propriétaires/clients; David appuie l’importance de la technique et suggère dans la formation BE « un stage à l’AFPA plus qu’un stage péda»

Ce que je pense : il y a d’autres compétences utiles et valorisables :

- marketing/électronique ; « il ne faut pas sous estimer le commercial» précise Loic

-connaissances règlementaires et juridiques: législation, permis, normes…

« attention à la motivation trop passionnée, qui n’est pas vue comme une compétence » prévient Guy

durant les entretiens, les professionnels ont reconnu les mêmes compétences les plus utiles et utilisées : celles relationnelles (pairs et clientèle) et techniques (maintenance)

pour David, l’important est :

1la relation humaine

2la compétence technique=maintenance (réparation, peinture pistolet)

3la reconnaissance des pairs  – connaître et être (re)connu du milieu/clientèle

 Pour Alain :

1le niveau technique

2les compétences relationnelles

3l’expérience de moniteur/encadrant

4connaissances techniques liées à l’entretien/maintenance

Selon Julien, ses compétences les plus utilisées sont :

1Formation de cadre

2Formation loisir

3Technique maintenance

 D’après Guy, l’important est

1la connaissance du bateau (les pannes susceptibles d’arriver)

2la connaissance de la clientèle (et ce qui lui plait ou non)

Loic : les compétences majeures sont la communication et le sens commercial :

 « l’entreprise et le business d’abord, tant mieux si c’est possible avec des voiliers (…) il faut utiliser le voilier comme support de problématique d’entreprise.»

… Naviguer à la voile, prévient Julien, c’est finalement 20% du métier; d’où l’impérieuse nécessité d’avoir d’autres savoir faire.

concilier vies pro et perso: une vraie question

« c’est possible, maintenant que je suis à terre » Guy, divorcé, 2 enfants

« la compétence la moins utilisée, c’est la vie familiale» Alain, célibataire

« la conciliation est difficile, il faut choisir la bonne équipière » Loic, marié, enfants

« Avec l’expérience j’ai rapidement décidé de cloisonner ces deux temps avec l’idée de les conduire en parallèle sans avoir de préférence ». Julien

David semble celui qui concilie le mieux : en déplacement l’été, il est plus disponible l’hiver pour sa vie de famille (aller chercher ses enfants à l’école par exemple)

Cette question se pose tant pour les postes à responsabilité que les emplois aux loisirs, qui demandent une disponibilité importante sur les temps de vacances et et les weekends par exemple.

A noter que pour tous, les conjointes ne travaillent pas dans le secteur du nautisme.

Pour avoir des réponses aux questions que je me pose et des solutions aux problèmes qu’il me semble nécessaire de résoudre pour que mes “envies prennent vie”, je me tourne vers ceux qui sauront éclairer mes feux de nav…

Je choisis donc d’interviewer:

Loic, chef de base d’une agence de location de voiliers et et Guy, responsable d’agence; 2 regards du privé sur le secteur de la plaisance.

Loic et Guy sont directeur et responsable d’agence; ils ont toujours travailé dans le secteur privé. Leur avis d’anciens du secteur sur la formation Brevet d’Etat, l’évolution du secteur, et l’évolution de leur carrière vers des métiers à terre m’intérresse.

Julien et Alain, moniteurs. Ils ont su faire évoluer leur métier vers celui de formateur.

Julien et Alain sont moniteur formateur : ils ont su valoriser leurs connaissances et leurs compétences techniques et faire évoluer leur métier;  Julien continue sa propre formation en passant un BE2, ce qu’Alain a déjà obtenu.

David, skipper. Son programme est celui de son voilier.

Enfin David est skipper de Penduick II. Sur ce poste à part, il conjugue stabilité et un emploi du temps riche ; comment en est-il arrivé là ?

merci à eux d’avoir répondu au questionnaire

-Julien, MCV http://www.mcv.asso.fr/

-Alain, SNEM, http://www.snemvoile.com/

-Loic, Team winds, http://www.teamwinds.com/

-Guy, Dream Yacht, http://www.dreamyachtcharter.com/

-David, ENV, http://www.env.jeunesse-sports.fr/

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